3 ans. Un petit bout d’homme qui arpente la maison avec aplomb et autorité.

Dernier des quatre enfants, il se taille sa place à grands cris et en apprenant un peu de chacun de ses aînés.

A l’école, il se débrouille pour être le protégé de tout le monde. C’est un concentré d’humour et de câlinerie.

Depuis 6 mois, il s’entraine pour être prêt pour partir en voyage : il sait maintenant s’habiller seul, préparer son sac et faire son pic-nic.

Il imite à la perfection l’ours en quête de proies.
Il n’a peur que d’une chose : les loups.

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7 ans. Je suis toujours prêt pour une partie de foot
ou pour une ballade à vélo.

J’aime tout ce qui vole, tout ce qui va vite et qui donne des sensations. Les voyages, c’est super, on vole dans des avions et on file en train ou en bateau.

J’aime la nature et les animaux.

Mes activités, je les répartis entre le scoutisme et le chant.

Mon plus grand plaisir, partir avec un copain dans les bois, où je disparais une après midi entière et dont je reviens le soir radieux et parfois couvert de bosses.

Mon souhait en voyage: voir des kangourous et des dauphins.

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J’ai 8 ans et je m’appelle Camille. J’habite à Vieusart.

J’aime beaucoup les chevaux et je fais du piano à merveille. Ce que j’ai le plus envie de faire dans ce voyage, c’est de la plongée sous- marine. Acharnée des jeux de société, j’emporterai les jeux les plus chouettes à jouer en famille, et j’aurai toujours un jeu de cartes en poche : cela crée des rencontres…
Ma destination: Tahiti et ses îles .

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J’ai 10 ans et je m’appelle Romane.

Je suis contente de partir autour du monde mais en même temps un peu triste de quitter mes amis et mon école.

Je dévore des livres à longueur de journée et j’aime aussi beaucoup dessiner.

Je suis curieuse de découvrir les habitudes des personnes dans les autres pays du monde.

Fan de nature et de grands espaces, on doit parfois aller me rechercher dans les hautes branches d’un arbre, où je me suis installée pour lire Harry Potter.

Ma destination favorite: la Bolivie

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Dans ma vie, j’essaie de donner une grande place à l’écoute et au dialogue : deux atouts qui viennent bien à point dans l’accompagnement de nos 4 enfants (et de mon mari !!).

L’ouverture à l’Autre et la recherche d’humanité dans toute relation sont pour moi des moteurs puissants

Dans notre voyage, je voudrais être tout à la fois observatrice attentive, actrice de la rencontre et réceptacle de toutes les richesses qu’elle offre.

43 ans. Homme de marketing et de communication, j’ai consacré mes 20 premières années de carrière à construire de l’image et du rêve pour les clients de diverses sociétés.

C’est il y a trois ans que j’ai décidé de me consacrer à mes propres rêves : tout d’abord, donner une vraie utilité à mes compétences professionnelles en travaillant pour une société oeuvrant dans le diagnostic et le traitement du cancer. Ensuite, concrétiser ce projet longtemps couvé de voyage.

La famille :

Nous formons une famille de 6, avec 4 enfants, et vivons depuis 2 ans dans un petit village du Brabant Wallon, à proximité de la ville universitaire de Louvain la Neuve. Nous avons trouvé ici une maison de nos rêves :
une longère datant de 1860, nichée au milieu d’un grand jardin arboré. Les enfants y coulent des jours formidables à jouer dans les champs, à cueillir des fruits et à construire des cabanes. C’est une maison où voisins et amis entrent et sortent à tout bout de champs. Il y a sans arrêt de l’animation, des cris et des rires.
Aujourd’hui, nous quittons tout cela pour partir en voyage.

Le plus dur, ce ne sera pas de quitter ce petit monde merveilleux, mais d’y laisser pour 9 mois notre chatte Lola, le chien Yanko, les mandarins et les souris (enfin, celles que nous n’avons pas encore attrapées) »
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Les sirènes crient autour de nous : « Et après , quand vous reviendrez, peut être ne trouverez vous pas de travail. N’hypothéquez vous pas la scolarité des enfants ? Ne prenez vous pas de risques inconsidérés ? 
Ne faites vous pas passer votre désir personnel avant votre responsabilité de parents ?»

Sommes nous complètement inconscients, et trop confiants dans ce que le futur nous réserve ?.
Je ne le pense pas.

D’abord, je pense que l’expérience humaine que nous allons vivre sera inoubliable pour chacun d’entre nous. Chacun en tirera ses propres enseignements, à sa façon, selon son âge et sa vision. Mais aucun ne s’en tirera inchangé.

Je me remémore souvent le livre de Jules Vernes « Deux ans de vacances », où un groupe d’ado’s restent deux ans en voyage, malgré eux et reviennent transformés, mûris.

Bien sûr, je ne m’illusionne pas trop. Les lectures de nombreux carnets de globe-trotteurs familiaux nous enseignent qu’il y des moments très forts à venir, mais il y aura aussi des moments de découragement, de doutes et de tensions. J’y suis prêt.

Par ailleurs, je polis ce rêve comme un galet brillant depuis des années. De loin en loin, lorsque nous en parlions, Sandrina et moi sentions la flamme toujours allumée. Il est devenu temps de l’attiser.

Par ailleurs, un événement anodin m’a définitivement convaincu du bien-fondé de notre décision.

Il y a quelques mois, notre aînée Romane, voyant des adultes réagir avec irritation à des farces, nous lance la sentence suivants : « oh là là, ces adultes, ils ont perdu l’enfant qui était en eux ». Ces mots ne sont pas loin de ceux de Saint Exupéry dans le Petit Prince.

Cette anecdote a joué un véritable rôle de révélateur pour moi : et si moi aussi j’avais perdu la capacité de vivre mes rêves. Serais je devenu tout simplement « vieux, irritable et ennuyant » ? C’est peut être déjà le cas. Alors, secoue toi mon bonhomme, on part.

Puis tout le reste n’est qu’un fatras d’obstacles matériels. Oh bien sûr, il y en a des obstacles et des freins, bien réels. Disons le tout court : il y a beaucoup plus de bonnes raisons de ne pas se lancer dans ce voyage que de raisons de le faire. Mais voilà, le mot raison n’a pas sa place ici. C’est l’émotion qui parle, le cerveau droit, le féminin en moi qui prend le dessus (une fois n’est pas coutume) et m’aide à balayer tous les arguments bien étayés . nous partons quand même.

Ensuite, les enfants nous encouragent, depuis 3 ans que nous avons parlé du projet. Au début, cela ne signifiait pas encore grand chose pour eux. Mais aujourd’hui, ils cherchent eux-mêmes de la documentation sur les destinations. Chacun a pu proposer SA destination, où nous irons.

Le planisphère est étalé au mur et les punaises de couleur se placent et se déplacent au gré des découvertes.

Aujourd’hui, les enfants ne suivent plus, ils précèdent. Ils posent des questions régulièrement. Ce voyage devient leur voyage. Leur classe pourra les suivre sur internet. Leurs animateurs à l’école se prennent au jeu. Camille a décidé d’envoyer par la poste tous les mois un objet surprise à sa classe. Romane cherche à faire un journal de bord : la web cam nous permettra de leur parler en direct.

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Dès la naissance, j’hérite d’un statut de « petite dernière » différente des autres puisque née plus d’une décennie après ses aînés et, qui plus est, en Belgique alors qu’eux 3, les veinards, ont vu le jour au cœur de l’Afrique dans des localités aux noms impossibles à retenir !!

Enfance bercée donc par les récits et les images de leur vie en pleine brousse, en autarcie quasi-totale avec les quelques Belges du « poste » : cultures de bananes et d’ananas, trajets épiques sur des pistes en terre pour rejoindre la 1 ère ville à 3 jours de route, ravitaillement par camion tous les 15 jours … : 10 ans d’une aventure que je n’ai même pas connue. Le virus est inoculé : un jour, moi aussi je prendrai ma revanche et je partirai …

Puis, les événements de la vie renforcent cette tendance de fond : mes parents achètent une vieille ferme dans les Hautes Fagnes et je passe mon enfance à arpenter notre petit village tellement reculé encore à l’époque. Je découvre et participe à un mode de vie très différent de mon quotidien de citadine, proche de la nature, des saisons, des traditions mais aussi sans chauffage central, salle de bain … Mes racines plongent profondément dans la terre rouge de cette région. J’affectionne tout particulièrement les balades à la découverte des Fagnes, ce haut plateau aux allures de steppe et dont la palette de couleurs et de charmes varie au gré des saisons. Face à ces horizons infinis, grisée par la bise et les hurlements du vent, l’appel du large se manifeste une fois de plus en moi ….

Quelques années plus tard, mes 3 frères et sœur quittent la maison et vont élire domicile à l’autre bout du monde : douloureuse rupture s’il en est pour celle qui doit rester mais aussi occasion d’élargir mes horizons : Seattle, Goma, Kinshasa, îles grecques, Afrique du Nord, Italie profonde … Les sensations, les images, les émotions s’accumulent … Voyages peuplés de rencontres diverses mais dont je reviens toujours avec ce goût de trop peu au niveau d’une rencontre plus profonde de l’Autre …
C’est ainsi que, peu à peu, un autre appel s’inscrit en moi : celui de la rencontre des hommes et des femmes du monde, dans toutes leurs différences, mais que je pressens pourtant si proches …

Puis, rencontre décisive s’il en est, celle de l’homme de ma vie qui, loin de mettre une sourdine sur ce désir, le renforce encore en me faisant découvrir puis partager sa passion de la montagne, des Alpes aux hauts plateaux de l’Himalaya … Les voyages se transforment mais me transforment également : sensation de profonde reliance à la nature, découverte du bouddhisme, de l’hospitalité et de la joie de vivre des populations les plus pauvres (en apparence) .. alchimie de rencontres spontanées et tout simplement humaines, le voyage prend parfois pour moi un caractère initiatique.

En acceptant de me laisser imprégner par l’impact émotionnel de ces rencontres, en acceptant de me poser des questions comme : «  qu’éveillent-elles en moi, de quoi ou de qui me parlent-elles ? », un processus de transformation et d’ouverture s’opère peu à peu … « Au terme du voyage, c’est soi-même que l’on trouve ».
Je voudrais inscrire ce voyage sous le signe de la « recherche » : femme en recherche, qui se cherche mais aussi à la recherche de toujours plus d’humain, des autres, de l’Autre, puisse ce voyage permettre à notre famille et à moi-même en particulier de multiplier les rencontres, des rencontres vraies, au cœur de notre humanité commune et au-delà de toutes les différences !
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Qui sommes-nous ? ..... ----............................................................................................................------........ 5
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..................................... Pourquoi avons-nous décidé de partir ? .....
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.................................. Sandrina: L’appel de la différence .......... Haut de page 5
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............................ Didier: L’appel du voyage ................................... Haut de page 5
Le Projet ...

Dans ma tête, les images se bousculaient. Je me prenais à imaginer l’endroit d’où venait chaque passant, les couleurs, les sons, les odeurs de son « chez lui »… Une impérieuse envie naissait insidieusement d’aller voir de près ce qu’il en était réellement là-bas, de l’autre côté du monde.

Puis il y a cette carte du monde que j’ai épinglée au mur, dès la fin des années 1970. Elle me suivait, de déménagemnt en déménagement, de maison en appartement. Ce monde si vaste tenait sur un poster plié en 8.
Depuis, chaque fois que je passe dans un aéroport, le même effet se reproduit, une sorte de vibration, de transe et de bien-être à côtoyer les citoyens du monde entier.

Il y eut ensuite ces voyages qui marquent de leur empreinte indélébile : les parcs américains, Mexique, Guatemala. Puis une soif des grands espaces de montagne lors d’expéditions répétées au Népal et au Ladakh.

Un soir de notre voyage de noces en Indonésie, nous contemplions en silence le disque rougeoyant du soleil plongeant dans la mer dans une gerbe de reflets dorés. Nous nous sommes dit ce soir là qu’il « faudrait revenir dans ce pays avec nos enfants ». C’était un rêve bien sûr, mais le virus était inoculé. Ce rêve nous poursuivait régulièrement. Il réapparaissait au détour d’une photo de voyage, au son d’une musique « d’ailleurs », et même à simplement humer les effluves alléchantes d’un repas thaï ou chinois. De temps en temps, nous reparlions de cette promesse comme d’un projet tellement lointain, mais sans jamais tracer une croix dessus : la flamme brûlait toujours.

Notre vie s’est agrandie. Romane nous a rejoints en 1997, puis Camille, suivie de Sébastien et de Noam.

Et l’idée du voyage est toujours là, malgré les nuits sans sommeil, les angoisses et les cheveux gris.

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- Didier: L'appel du voyage .
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Sandrina: L'appel de la différence
- Pourquoi partir ? .

- L'Organisation: Le projet prend forme
- L'Organisation
: Le thème du voyage
- Qui Sommes-Nous ?.... D-S-R-C-S-N
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Noam ... ....................................................................................... .................................................. 5


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Sébastien ... .................................................................................................................................. 5


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Camille ... ............................................................................................................ .......................... 5


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Romane ... ..................................................................................................................... 5



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Sandrina ... .............................................................................................................................. 5

Après un parcours professionnel dans les ressources humaines puis dans la coordination d’association, ma quête d’équilibre et d’un sens à donner à chaque chose m’a fait bifurquer: ces dernières années, j’ai repris le chemin de l’école et me suis formée en psychomotricité relationnelle et au yoga de l’énergie. J’ai aussi commencé à enseigner le yoga aux enfants et aux adultes, avec bonheur.

Eprise de beauté sous toutes ses formes et de musique en particulier, je joue du violon. D’ailleurs, j’emmène un violon en voyage et … advienne que pourra.

J’ai bien l’intention de voyager cool et de m’arrêter là où je me sentirai bien, reliée aux éléments, aux miens et à dame la Vie. Je reviendrai… peut-être …

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Didier ... ............................................................................................................................. 5

Concret et pragmatique, j’ai établi des listes sans fin d’actions à prendre pour préparer le grand projet.

Passionné de montagne et de randonnées, j’ai déjà pu me frotter à l’Himalaya au Népal et en Inde.

Depuis le début de notre mariage, il y a 12 ans, s’il y a bien un sujet sur lequel nous nous accordons systématiquement, ce sont les voyages. Et ce voyage ci, on l’a imaginé et peaufiné à deux.

Un regret : nous devons éliminer le Bouthan de notre liste de destinations : trop cher.

Une joie : étant photographe amateur, c’est à moi que revient la lourde tâche de fournir le site en photos et vidéos, et je compte bien capturer des moments inoubliables dans mes petites boites noires.

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.....................................................................................L'ORGANISATION ... ......

.................................................................................... Le projet prend forme: .....................................5...

......................................................................................L'ORGANISATION ... .

.................................................................................... Le thème du voyage: ........-------------------.....5.

Il nous faut maintenant centrer notre voyage autour d’un thème, un fil rouge auquel nous accrocher, la philosophie de notre geste, qui guidera notre conduite dans la relation à l’Autre.

Nous voyagerons en transports en commun. Nous souhaitons loger dans des conditions nous permettant de rencontrer des gens : gîtes, youth hostels, B&B, chez l’habitant. Dans la mesure de ce que la sécurité permet , bien sûr.

Nous voulons aller à la rencontre des gens, à la rencontre de l’autre, de sa différence et de la richesse qu’engendre cette découverte. Nous souhaitons que nos enfants vivent cette rencontre, prennent la mesure de la différence et de la chance qu’ils ont de vivre dans un environnement aussi protégé et facile à vivre.

Si à travers les rencontres à vivre, il pouvait percoler dans leurs petites têtes blondes que l’essentiel est dans la Relation , dans l’Etre, et pas dans l’Avoir, ce voyage serait un immense succès.

A côté de l’Homme, nous voulons aussi nous remplir les yeux des trésors que Dame Nature a à nous faire découvrir, ces paysages, ces horizons, cette flore et cette faune qui font de la Terre un bijou si précieux et si fragile à la fois. Nous souhaitons voir cette beauté, pour en prendre encore mieux conscience et pouvoir mieux la protéger. Pour cela, nous camperons, nous marcherons et nous arpenterons.

« Bonjour la terre » sera notre maxime:
« bonjour » pour la rencontre de l’autre ,
et « la terre » pour la découverte de notre planète.


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Premier test. Les enfants vont-ils apprécier les voyages ?
Lors d’un premier voyage en avion, exceptionnellement,
le pilote autorise les enfants à visiter le cockpit.
Les Wouah succèdent aux Ooh.
Au pilote qui explique à Sébastien (4 ans à l’époque) que c’est grâce à ce levier là que l’avion a décollé, Sébastien lui rétorque « et comment vous allez faire pour le recoller ? ».


La famille est conquise : les voyages en avion, c’est top.
Quand repart on ?

Le test majeur, c’est l’été 2006. Voyage vers Montréal, où nous attend la famille de Sandrina.
Ce fut un voyage émaillé de paysages somptueux, d’accueil en gîtes et de rencontres enchantantes.
Depuis lors, nous entendons régulièrement la revendication « Papa et Maman, nous voulons vivre au Québec »

Début 2007, la formule est enfin prononcée: nous partons en famille autour du monde.

Je me suis souvent posé la question. Est-ce une fuite, un abandon d’une condition à laquelle je souhaite me soustraire ? Une échappatoire pour ne pas faire face à la vie que je mène ?. Non ! Au contraire, il nous faudra à Sandrina et à moi bien du courage pour abandonner un travail apprécié, une vie bien rythmée, et des habitudes confortables, pour nous lancer dans l’inconnu.
A la base, j’incarne en quelque sorte la différence puisque dans mon sang coule le « brassage » de 6 nationalités différentes, au bas mot …. Depuis, je suis restée plongée dans cette différence, jugez-en plutôt :
La première fois que j’ai mis les pieds dans un aéroport, j’ai été pris d’une intense émotion. Assis à attendre l’avion, j’ai vu se croiser devant moi en quelques minutes tant de gens de tant d’origines différentes. C’est comme si le monde entier défilait devant moi, en un court instant fugace.

Les 20 mots qui déclenchent le calléidoscope des rêves chez nos enfants:

Avion - Voyage - Atlas – Encyclopédie
Chameau - Baleine - Jungle - Traîneau à chiens
Désert - Ile déserte - Civilisations - Barrière de corail
Yourte - Tortue - Dauphin - Dormir sous tente
Kangourou - Montagnes - Banquise - Sac à dos





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